Caldéniacienne: Un semi-marathon pas comme les autres.

Publié par sebastien le

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Voilà bien 1 an et demi que je n’ai pas mis le nez dans une compétition officielle.
Me dire que cela ne me manquait pas, finalement était bien juste. Jusqu’au moment du départ.

Crise sanitaire oblige, cela fait bien trop longtemps que nous ne sommes pas retourner dans une VRAIE course à pied.


Puisque je prépare le marathon de Paris, cette course pourrait donner un bien fou à ma préparation minutieuse, où je mets en pratique tous les conseils avisés que je vous donne dans mes articles sur le blog ou encore sur Ma chaîne Youtube.

Source ” L’Est républicain”

Un semi-marathon en sous-bois, voilà une approche qui me plaît bien.

Une philosophie de convivialité, puisque cette course est connue pour venir déguisé.
Je sais que l’organisation n’a pas pu mettre en place la course dans son ensemble, due aux règles sanitaires strictes.
Mais ils l’ont préparé avec attention, malgré les nombreuses animations en moins.


Et pourtant, je n’ai pas trouvé qu’il en manquait. Que ce soit sur le stand de prise de dossards, ou sur la course et à l’arrivée aussi.

Bref, nous sommes à Chaudeney-sur-Moselle. Il fait chaud, et il y a déjà du monde à la remise des dossards.
Une belle ambiance, avec musique et annonce du déroulement de la journée.
Les stands sont dispersés de manière à brasser la foule sans trop être amassé en groupe.
Nous nous mettons en place pour le départ de la marche.
On se retrouve devant des hurluberlus déguisés de tout sorte. Ca c’est top. Cela nous donne le ton de l’ambiance ici.

Puis c’est au tour du 10 km de partir mais nous , nous nous échauffons pour le semi-marathon.
Au passage si vous ne savez pas comment bien vous échauffer, je vous laisse jeter un oeil ICI pour réaliser l’échauffement qui va bien.

On se positionne au départ, et avant de démarrer, je tombe nez à nez avec “Jesus” .
C’est un personnage emblématique de cette course. Accompagné par ses frères d’armes, tous déguisés bien-sûr.
PAN le départ est lancé.
Musique, applaudissements, encouragements du speaker.

Je compte bien mettre en application tout ce que j’ai appris, ce que j’ai travaillé, les allures, les relances, l’état d’esprit.

Je commence par y aller molo. Et oui il ne faut pas partir trop vite au risque d’être épuisé avant l’arrivée.
Secret que j’ai encore relu dans un de mes livres préférés. Celui de Serge Cottereau dont je vous en parle ICI pour les plus curieux.

Un peu de macadam pour commencer, et ça monte doucement, mais ça monte, donc allure gentille pour le moment…


Une fois dans les bois, avec cette chaleur nous voilà bien.
Déjà, par-ci par-là on a le droit à des concerts improvisés en tout genre.
De la trompe de chasse en passant par la cornemuse, ou encore du saxophone et des groupes de guitaristes.

Le plus sympa, c’est qu’ils sont en plein milieu des bois. On les entend au loin et quand on arrive devant, on glisse un sourire et un remerciement parce que ça vous met le moral pour continuer.


Pour ce qui est du parcours, on enchaîne entre grands chemins et singles. Mais ce n’est pas de tout repos.
Tentant de mettre en place mes allures, je me rends compte qu’il m’est impossible de respecter cela.
Au bout de 7km, je discute avec un runner habitué de cette course.
Je lui demande jusqu’à quand ça monte comme ça.
Je découvre que sur 14 km nous allons monter de 230m.
En trail ce n’est rien. J’ai réalisé mon dernier Ultra il y a tout juste 2 mois avec 4000m de dénivelé.
En revanche, quand il s’agit de mettre une allure soutenue en place c’est une autre affaire.
Pas de souci, on fait ce qu’on peut. Il suffit de se réserver dans chaque montée, pour pouvoir relancer ensuite jusqu’à retrouver l’allure souhaitée.

Et puis le plaisir de courir dans les bois avec des animations qui s’enchaînent, font qu’on oublie vite ces aléas.



Puis, une belle surprise au bout de cette montée. Nous contournons un fort, pour ensuite y passer au travers.


Le fort de Villey-le-Sec pour être exact.
Ca c’est top. Et on entend au loin encore la musique. Une violoniste nous attend dans une cour à ciel ouvert au milieu. C’est un moment dont tout le monde se rappelle. Moment d’égarement atypique en ces lieux.

Puis on ressort sentant cette forte chaleur, et il y a du monde, plus qu’aux autres endroits qui nous encouragent.
J’avait oublié ces moments là aussi. Des personnes qui ne vous connaissent pas, faisant le chemin jusqu’ici, un dimanche matin pour vous donner leur bonne humeur, et vous filer la pêche pour continuer.
Merci à vous aussi.

A présent, ça va descendre tout du long progressivement. Il n’y aura plus de surprises avec des petites bosses.


On commence tous à accélérer le pas. Toujours avec ces nombreux troubadours à chaque coin de sentiers avec de la musique en live svp.


Puis au 17 ème, quand il en reste dans les jambes sur un semi, on peut se permettre d’accélérer encore un peu.
Vu la technique appliquée au préalable, j’en ai encore dans les jambes, même si les montées à répétitions m’auront coupé les pattes plus d’une fois.

Alors on lance les jambes et ça tient bon. On croise par moment les marcheurs, qui sont sur un parcours attenant au nôtre, c ‘est une belle idée. Mais je suis dans ma bulle, et je file droit pour tenir bon.
Une fois sortit des bois pour atteindre la ligne d’arrivée 2 km plus loin, nous passons par un chemin large entre les champs.
Puis, plus on évolue, plus on entend les gens applaudir et nous encourager encore un peu.
La sono vrombit à l’arrivée, puis c’est le moment de stopper sa montre.
1H54 pour un semi-marathon 100% nature.
Bref un super moment à vivre et à refaire.

On me dit que l’animation est en deçà de ce qu’ils ont l’habitude de faire.
Personnellement, je tire mon chapeau aux organisateurs, car malgré toutes les contraintes, vous avez réussi à faire une course fun et conviviale.

Une douche en attendant les copains suivi d’un banquet final , nous voilà regonflé à bloc pour de nouvelles aventures.

En complément de conseils, tu es libre de télécharger gratuitement le bonus que je propose sur mon Blog.
Je m’en sers encore aujourd’hui pour progresser plus rapidement et éviter des blessures.


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Catégories : Recit

1 commentaire

StephaeW · 8 septembre 2021 à 21 h 11 min

Bel article bravo. Effectivement reporter le dossard après quasiment 1an voir plus sans courses officielles ca fait du bien.

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